Economie Collaborative

L’ Economie collaborative

C’est d’abord un état d’esprit, la prise de conscience de notre responsabilité collective.
Nous sommes en train de changer, de repenser la consommation, la possession, la publicité.  Nous souhaitons avoir un avis objectif avant d’acheter des produits ou services, de se regrouper pour bénéficier d’un prix avantageux, de les réutiliser ou de les échanger. Nous souhaitons de plus en plus les personnaliser, voir même participer à leur conception et à leur fabrication. Plus de transparence, plus de traçabilité, plus de durable pour être de véritables acteurs économiques :

  •   Le partage et l’échange, parce que c’est la source de la création de valeurs
  •   La communauté, parce que c’est ensemble que nous agissons
  •   L’Internet, parce que c’est la convergence des technologies de l’information

Pour approfondir ….
L’économie collaborative vise d’abord à instaurer un meilleur équilibre entre les dimensions économique, sociale et environnementale.

La dimension économique
La dimension économique correspond à la création de richesse en respectant une démarche économique et financière raisonnée.
L’ancienne économie s’appuie sur des schémas d’entreprise dont les objectifs des actionnaires, de la direction et des salariés sont trop souvent contradictoires et générateur d’incompréhension.
Si nous rajoutons la pression marketing qui dévalorise notre instinct grégaire, l’usure et la cupidité ne nous étonnons pas que cette économie soit poussée vers une impasse.
Cependant, j’aimerais rendre à l’économie sa noblesse et la respectée comme un formidable outil d’échanges entre les hommes, un moteur vertueux pour nos sociétés.
L’économie collaborative commence par revisiter l’acte d’achat entre le consommateur et l’entreprise en lui conférant un champ d’action plus large. Le prix et la valeur d’usage du bien ou du service ne sont plus les seuls harmoniques qui régissent l’achat. La responsabilité citoyenne du consommateur est engagée et élargie sur le plan social et environnemental.
Cela lui demande une bien plus grande connaissance, lisibilité et traçabilité des produits et des acteurs concernés. Le consommateur a pris conscience de sa capacité à faire évoluer les choses vers ce qu’il juge plus juste et plus durable. Il demande à collaborer, à être acteur. Il veut mieux maîtriser les produits, il veut partager sa connaissance avec d’autre, il veut les faire évoluer, les réutiliser, les réparer pour leur donnée une seconde vie…etc.
En fait, l’économie collaborative inscrit l’acte d’achat dans une démarche plus pérenne et à l’échelle humaine.
Je n’irais pas jusqu’à fumer le calumet de la paix avec le vendeur à chaque fois que j’achète un kilo de tomate ou un PC…mais l’esprit n’est pas loin.
Nous sommes tous des acteurs de notre économie. De mon point de vue, plus vite nous prenons nos responsabilités (Je suis ce que je fais), plus vite elles évolueront vers un meilleur équilibre.

La dimension sociale
La dimension sociale renvoie au progrès social et à l’équité intra et intergénérationnelle à travers l’employabilité et les conditions de travails.
Dans la plupart des cas, le poste de travail est composé d’objectifs, de connaissance et de processus métier. Chacun d’entre nous occupe un poste et est en interaction avec des collaborateurs, une hiérarchie et le cas échéant avec l’extérieur. Des métriques sont mises en œuvre pour qualifier le salarié ou le groupe mais malheureusement principalement axés sur la rentabilité et la satisfaction du client. Ces unités de mesure combinées à un management obsolète ont tendance à pousser chacun vers son seuil d’incompétence et est générateur de stress.
De plus, le coût du travail des entreprises occidentales n’est plus compétitif, ce qui donne aux pays émergents un énorme levier de croissance et d’exportation. Il faut, malheureusement, le comprendre et l’accepter.
Par contre, l’économie collaborative oriente l’organisation du travail autour de la valeur ajoutée intrinsèque de chacun. Les objectifs et les processus métier sont repensés autour et pour l’individu avec la connaissance comme principal levier.
Mon premier objectif est moi-même, mon capital est la connaissance acquise, ma satisfaction est de diffuser ma valeur ajoutée, mon soutien est l’interaction avec les autres, ma sérénité est mon revenu. Le management se concentre sur l’interaction et est perçu comme une ressource à disposition de mes objectifs. Le client et le fournisseur sont vus comme des collaborateurs.
Les métriques mises en œuvres s’en trouvent profondément remaniés, on y trouvera l’employabilité, la qualité du travail et du relationnel…etc. La rentabilité et la satisfaction client ne sont plus des unités de mesure mais en sont les conséquences. Ces conditions nous invitent dans un cercle vertueux car elles portent mécaniquement en elles des valeurs comme la loyauté et la solidarité vis-à-vis des autres, donc du groupe et donc de l’entreprise.
En dotant le poste de travail d’une autonomie juridique et comptable, nous obtenons la cellule de base d’une entreprise collaborative.

La dimension environnementale
La dimension environnementale engage la préservation de la nature, des espèces et des ressources naturelles et énergétiques.
La planète est vivante, elle nous permet d’exister. Elle a sa personnalité, ses humeurs…nous devons faire avec pour survivre mais elle aura toujours le dernier mot.
La seule question qui se pose est : Quelle est la capacité de l’humanité à s’adapter aux ressources finis de notre planète? Quelle chance, ce réchauffement climatique? Quelle chance ces catastrophes naturelles, ces sécheresses, le manque d’eau potable ou l’augmentation de la population? Quelle chance cette pollution dans nos villes ou nos océans?
Oui c’est une chance  parce que, pour la première fois, nous avons une prise de conscience globale, nous comprenons ce que nous sommes et à quel point nous dépendons de notre écosystème. Nous relisons avec beaucoup d’humilité nos sociétés primitives et comment elles s’y sont prises pour respecter notre planète et vivre en harmonie avec elle.
Darwin nous disait que ce ne sont pas les plus forts ou les plus intelligents qui survivaient, mais ceux qui étaient le plus adapté aux changements (je signe !).
Non je ne prône pas le retour à l’âge de pierre ou à la décroissance économique, tout au contraire. L’économie collaborative inscrit la protection de l’environnement comme un objectif. En revisitant notre façon de consommer, notre habitat, notre urbanisme, notre façon de nous déplacer…etc., elle le traduit en un formidable potentiel économique.
La recherche/développement, les technologies de l’information, l’inventivité et la réutilisation sont, pour moi, les principaux supports de la décomplexification de nos sociétés.

Impact économique de la mobilité de l’Information

Vers l’économie collaborative

La mobilité de l’information est la principale architecte de la mutation de nos économies. Elle porte l’économie de la connaissance et du savoir, principal levier de croissance de nos économies. 
En réduisant le temps et l’espace, elle nous appelle à repenser les rôles, les interactions et les statuts de nos clients, de nos employés ou de nos partenaires. Elle nous invite à mettre la transparence au centre de nos gouvernances, l’agilité au centre de nos processus et la création de valeur comme objectif économique.
Elle favorise la collaboration du client au sein des processus du fournisseur pour une plus grande appropriation des produits/services. Elle redonne ses lettres de noblesse aux fondamentaux historiques du commerce, comme la vente, l’échange et le partage.
Cette économie raisonnée s’inscrit dans le développement durable et la mise en avant de l’humain


Au niveau Macro-économique :
Evolution du moteur de croissance économique :
=> de la dette vers la création de valeur
Evolution du mode de consommation :
=> du « marketing/pub » vers la relation direct et les témoignages clients concrets
Evolution de la communication :
=> des marques vers la transparence et la traçabilité

Au niveau Micro-économique :
Le partage et l’échange, parce que c’est la source de la création de valeurs
=> des humains, des idées, une autre façon d’aborder les rapports commerciaux
La communauté, parce que c’est ensemble que nous agissons
=> le groupe qui achète ensemble
L’Internet, parce que c’est le véhicule qui réduit le temps et l’espace
=> le réseau sur la planète


Entreprise collaborative

La mobilité de l’information découpe les processus métier de l’entreprise en processus orientés vers la valeur d’usage. Elle donne un sens économique à la création de valeur. La première conséquence, c’est qu’elle confère une grande autonomie aux équipes et aux groupes de travail. La seconde conséquence, et c’est la plus importante, permet de valoriser la chaîne de création de valeur de l’entreprise pour en conserver que les processus économiquement pertinent et différenciateur, le reste fera l’objet d’une externalisation à valeur ajoutée .
La granularité économique et opérationnelle ainsi obtenue est un vrai facteur d’agilité et de compétitivité.

Pour en savoir plus sur l’économie collaborative

Economie collaborative : Fonctionnement

Economie collaborative et nouveaux usages

L’économie collaborative est un pont entre l’économie traditionnelle et les nouveaux modèles issus, entre autre, de :

– la fin du productivisme et des organisations hiérarchiques,
– l’évolution du binôme « capital/matière grise » vers « collaboration/ création de valeur »
– la prise en compte de la gestion des ressources environnementales
– les mutations issues de la révolution de l’information

Constat
L’économie traditionnelle place de plus en plus l’information au cœur des échanges économiques, elle précède nos achats. Elle nous permet de comparer la qualité et les prix des produits, elle nous rend versatile et moins dépendant du marketing et de la publicité classique. Elle bouscule nos habitudes et notre façon de nous approprier un produit. Elle s’adapte à nos comportements et à nos centres d’intérêts. Elle est de plus en plus qualifiée grâce à la diffusion des remarques et des commentaires émanant d’autres consommateurs. Elle nous habitue à la valeur d’usage, la transparence et des prix basés sur la valeur créée pour le consommateur.

L’entreprise adapte son organisation et son fonctionnement. Elle crée et orchestre un réseau de fournisseurs et de partenaires pour continuer à maîtriser sa chaîne de valeur ajoutée.
De plus en plus, le produit ou le service n’est pas vendu, c’est la fonctionnalité qui est louée.
L’entreprise commence à ouvrir et partager sa recherche et développement. Elle crée du lien, elle s’appuie de plus en plus sur ses collaborateurs. Elle commence à être sensible à sa responsabilité sociétale et environnementale (mise en place d’une Charte RSE)
Démarche
Notre démarche consiste d’abord à humaniser le fournisseur, à communiquer, faire partager son savoir faire et ses spécificités. Puis, nous déterminons ensemble la meilleure approche pour extraire la fonctionnalité la plus pertinente du produit, c’est-à-dire une nouvelle valeur d’usage du point de vue du consommateur. C’est le premier pas vers l’économie collaborative qui propose d’étendre le besoin premier du produit en service, pour mieux fidéliser, en y ajoutant des dimensions d’échanges, de partages et d’usages élargis.
Enfin, nous construisons le modèle économique récurrent le mieux adapté pour permettre au fournisseur de fidéliser ses clients et de maintenir ses marges.
Par exemple, pour un producteur de légumes…
Nous commençons par valoriser le producteur et son équipe en racontant son histoire, ses spécificités régionales et géographiques, sa façon de faire, sa perception du métier…. Puis, pour dépasser le besoin nutritionnel de base, nous déterminons une nouvelle valeur d’usage en proposant un service : la livraison hebdomadaire d’un panier de légume frais chez le client.
Ensuite, nous aménageons la mise en place du panier en l’associant à d’autres producteurs proposant des légumes connexes. Nous organisons une thématique des paniers en fonction des saisonnalités, des fêtes, des dates anniversaires ou des événements comme les journées portes ouvertes. Nous organisons la logistique associée et une formule d’abonnement mensuel.
L’avantage pour le consommateur est de bénéficier d’une relation privilégiée et vivante avec les producteurs dont il est certain de la provenance et de la fraîcheur du panier de légumes.
Mode opératoire
Pour nous, l’information intelligente est la première composante du pont entre l’économie traditionnelle et l’économie collaborative. C’est à partir d’elle, en la rapportant à chaque individu, que nous avons construit notre démarche :
  1. Bâtir un système d’information personnel pour chacun
  2. Asservir le Web et les médias sociaux au système d’information personnel
  3. Analyser l’information pour l’enrichir et mieux la diffuser
  4. Orchestrer les interactions entre les systèmes d’information personnels
  5. Étendre le système d’information personnel aux objets

En transférant la vente du simple produit sur la vente de sa valeur d’usage, l’économie collaborative transcende notre façon de consommer, de produire et de communiquer.
La collaboration entre les consommateurs, les entreprises, les fournisseurs, les banques et les administrations nous invite à renforcer nos liens, à penser nos organisations à l’horizontale, à réduire la granularité des groupes de travail pour en augmenter la réactivité. Elle demande à chacun des acteurs de se concentrer sur sa propre valeur ajoutée.
Créer du lien et inscrire la transparence, la traçabilité et l’innovation collaborative dans chacun des processus sont les objectifs à atteindre. Le résultat dépendra fortement de la qualité et du rythme progressif et itératif mis en place par l’entreprise.

Comme un Olivier : Enjeux et Objectifs

L’objectif  est d’accompagner l’émergence des nouveaux usages grâce à nos experts spécialisés et à un espace numérique commun et partagé par les membres de la communauté Comme un Olivier.

Personnalisation ou conception de produits/services

Notre plateforme met en scène les propriétés et les comportements d’un produit/service pour que les consommateurs interviennent directement dans la chaîne de production de nos membres pour l’adapter à sa convenance. 
Conception de produits/services collaboratifs
Notre plateforme met en scène les propriétés et les comportements des produits/services de plusieurs de nos membres pour que le consommateur les associe à sa convenance pour créer son propre « package ».
Traçabilité des produits ou des services
Notre plateforme utilise les technologies « machine to machine » comme les caméras vidéo, les étiquettes RFID ou les dispositifs électroniques embarqués pour que le consommateur dispose d’une lecture transparente de toute la chaîne de production des membres.
Comportements groupés
Notre plateforme facilite le rassemblement des membres (consommateurs ou fournisseurs)  pour réaliser des achats ou des locations groupés ou pour mutualiser des moyens.
Innovation collaborative
Notre plateforme propose à nos membres la mise en place de processus de recherche et développement communs, encadrés par le Crédit d’Impôt Recherche (CIR) et supportés par des partenaires publiques et privés.
Financement collaboratif
Notre plateforme encourage le financement de projets collaboratifs en qualifiant les dossiers et en organisant les compagnes de levés de fonds vis-à-vis du public et de nos membres.