Innovation collaborative architecture

L’architecture d’entreprise collaborative(AEC) fluidifie l’écosystème sur lequel repose la chaîne globale de création de valeur économique en orchestrant les interactions entre les entreprises. L’ouverture vers l’extérieur des organisations et des processus métier permet de structurer la collaboration et les échanges entre les différents acteurs économiques.
L’AEC se caractérise par une approche spécifique des ressources humaines ainsi qu’une méthode et des outils qui projettent les organisations hiérarchiques et centralisées en organisations partagées et collaboratives.
Elle vise à rendre chacun plus libre, plus sécurisé et plus autonome face aux technologies de l’information et de la communication, véritables leviers face aux enjeux de performance et de compétitivité des entreprises.

Pourquoi les hommes sont-ils au centre de la création de valeur ?

L’architecture d’entreprise collaborative ne résonne pas à l’échelle d’une entreprise. Elle opère au niveau de la chaîne de co-création de valeur économique. Le personnel, le client, le fournisseur ou les acteurs tiers sont des créateurs de valeur. Ils sont l’unité d’œuvre, l’unité opérationnelle et l’unité de mesure de l’architecture d’entreprise collaborative. La gestion des ressources humaines joue un rôle majeur pour mettre le numérique au service de la compétence, de la créativité et de la collaboration de chaque personne.

Quelle rôle joue l’information ?

Le numérique offre à l’information un support qui augmente considérablement le champs des possibles en lui conférant une grande motricité. Cette information se caractérise par les méta-données massives issues :

  • des données non-structurées émanant des documents numériques
  • des données structurées et hiérarchisées utilisées par les logiciels d’entreprise. 

Ces méta-données sont libérées des contraintes organisationnelles ou techniques. Elles sont mobiles et elles augmentent nos capacités individuelles et nos possibilités d’interaction avec les autres en favorisant l’émergence d’une intelligence collaborative. Les méthodes et les outils de l’architecture d’entreprise collaborative visent à intégrer cette intelligence dans un cadre de création de valeur économique.

Pourquoi l’innovation collaborative est-elle le point d’entrée ?

L’architecture d’entreprise collaborative construit les processus métier avec les clients, les fournisseurs, les partenaires ou les pouvoirs public en gommant les frontières strictes de tous ces acteurs. Elle repense la relation client, la relation fournisseur, les processus de gestion ou de production en offrant à chacun l’avantage d’être un acteur à valeur ajoutée. Elle orchestre les processus métier et les méta-données à une échelle élargie en réduisant considérablement les coûts pour la mise en place d’activités comme la co-création, la co-innovation ou la coproduction.

Qu’est-ce qu’un système d’information personnel ?

Chaque individu crée de l’information. Cette information est stockée sur un seul système numérique dont il est propriétaire. L’association de son information et de son système forme le système d’information personnel. L’interaction entre ces derniers constitue l’architecture d’entreprise collaborative.
Par nature, cette architecture s’oppose strictement au logique de plateforme centrale ou intermédiaire.
Le système d’information personnel se présente sou la forme d’un petit boitier fixe ou mobile. Il est basé sur des nano-ordinateurs et accessible via les smartphone, tablettes, labtop ou tout autre dispositif électronique muni d’une interface homme-machine. Ils sont physiques ou virtuels, distribués sur un réseau de type paire à paire et construits à l’aide de matériels, de systèmes d’exploitation et de logiciels libres et open source. Ces systèmes d’information personnels forment l’architecture qui confère au processus métier l’agilité, la mobilité, la sécurité et la motricité nécessaire à la performance économique de l’entreprise collaborative.

Quelle est la feuille de route ?

La mise en place d’une architecture d’entreprise collaborative passe par la réalisation d’une feuille de route articulée autour d’un lieu d’échanges et de créativité inter-entreprise à l’instar des FabLabs. Elle intègre les projets de transformation et d’accompagnement pour chacune des entreprises constituant la chaîne globale de création de valeur économique. Les travaux d’architecture collaborative comme la modélisation des acteurs, de l’information et des processus auront un impact maîtrisé sur l’organisation et les systèmes d’information existants. Les méthodologies agiles, un formalisme simplifié et des documents synthétiques sont utilisés pour permettre à chacun de participer à la mise en œuvre de bout en bout de l’architecture informationnelle, fonctionnelle, applicative et technique.

Quelques méthodes et outils gratuits…   

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Lien

Open Group
ArchiMate® est un langage de modélisation ouvert et indépendant pour l’architecture d’entreprise qui est prise en charge par les différents fournisseurs d’outils et les cabinets de conseil.
Open Group
Aperçu de la méthode TOGAF 9  à travers l’outil de composition de Process Framework Eclipse.
E.A.
Leur but est de promouvoir la valeur que l’architecture d’entreprise peut apporter une expérience aux organisations de toutes tailles et en abaissant les barrières à l’entrée avec un ensemble gratuit, simple et productif.
Interplan Outil open source pour  l’architecture d’entreprise de gestion.

Afnor
Le CMMI (Capability Maturity Model Integration) est l’outil d’une démarche dynamique d’entreprise pour améliorer ces processus. 
CMMI
Wikipedia
Le CobiT (Control Objectives for Information and related Technology) est un outil fédérateur qui permet d’instaurer un langage commun pour parler de la gouvernance des systèmes d’information.

Wikipedia
ITIL (Information Technology Infrastructure Library) est un ensemble d’ouvrages recensant les bonnes pratiques du management du système d’information.

ISO
La famille de normes ISO 27000 aide les organisations à assurer la sécurité de leurs informations.

SCRUM
SCRUM est une méthode agile de gestion de projet. Le French Scrum User Group est un groupe d’utilisateurs de Scrum pour échanger sur Scrum et les méthodes agiles.

Economie Collaborative Définition

L’économie collaborative définit les nouvelles possibilités d’échanges issue de l’appropriation du numérique par un nombre croissant d’acteurs économiques comme les consommateurs, les entreprises ou les services publics. 

En effet, cette économique est la conséquence concrète des facilités d’accès à l’information offertes par nos smartphones, la standardisation du numérique et par l’économie de marché qui, paradoxalement, en accélèrent l’avènement.
Cette nouvelle liberté acquise par chacun d’entre nous permet de revisiter nos fondamentaux sociaux, culturels et économiques car elle nous facilite la collaboration avec les autres.
Nous pouvons d’avantage échanger, acheter, construire ou entreprendre en s’appuyant sur nos communautés respectives. Ces nouveaux comportements favorisent le partage d’information qui, in fine, facilitent le partage de biens et de services. Il impact notre rapport à la possession en privilégiant, d’abord pour des raisons économiques, l’usage et la ré-utilisation au détriment de l’acquisition et du renouvellement.
La question n’est plus de savoir si l’économie collaborative se substituera à l’économie de marché, mais c’est plutôt de savoir « quand ».
Pour être compétitif, nos entreprises se précipitent, à pas accélérés, sur la digitalisation des processus métier, suivis de près par les services publics.
En réalité, les jeux sont déjà faits et l’équation est très simple. Plus nos sociétés se numérisent, plus le pouvoir d’agir des individus augmente.
Par conséquent, la consolidation de l’économie collaborative se fera de façon mécanique.
C’est pourquoi, nous assisterons d’avantage à l’élimination des intermédiaires économiques, des médias traditionnels ou des entreprises qui produisent une trop faible valeur ajoutée.
Portés par le numérique, les concepts de transparence et de traçabilité deviendront d’avantage incontournables.
De plus, nous sommes de plus en plus nombreux à nous réapproprier les finalités mêmes de l’économie comme la recherche du bien-être individuel, le respect de notre biosphère et la prise de conscience globale de notre interdépendance.
Tôt ou tard, cette mutation accélérée diminuera la taille des acteurs économiques à une échelle individuelle. Elle finira par faire émerger seulement deux types d’acteurs économiques possibles : le créateur de valeur et le médiateur.
Pour le premier, c’est la conséquence direct de la numérisation du poste de travail qui libère les savoirs-faire pour mieux se les approprier et ainsi mieux les partager, les échanger et les faire valoir.
Pour le second, c’est l’orchestration et la diffusion de ces savoirs-faire.  Le médiateur construit une chaîne de création de valeur en mettant en scène les processus métier incarnés par les créateurs.
La création de valeur et la médiation risquent de devenir les seuls piliers durables de notre économie.
Ces nouveaux comportements commencent à proposer des schémas d’interactions inédits, par exemple :
  • Consommation collaborative, c’est l’échange de biens ou de services entre particuliers comme le troc, le covoiturage, le tourisme collaboratif ou l’échange de savoirs-faire.   
  • Achats collaboratifs, c’est le fait de se mettre à plusieurs pour regrouper ses achats et ainsi de bénéficier une réduction des prix à titre individuel.
  • Production collaborative, c’est la capacité offerte à chacun d’entre nous de créer, de désigner et de produire des biens et des services. 
  • Édition collaborative, c’est la capacité d’auto-éditer directement des livres, des revues ou des nouvelles sans passer par les intermédiaires classiques. 
  • Entrepreneuriat collaboratif, c’est la possibilité de mettre sur le marché des produits ou des services sans nécessairement créer une entreprise.
  • Pré-vente collaborative, c’est la faculté de vendre par avance un produit avant sa mise sur le marché pour en facilité le financement.   
  • Financement collaboratif, c’est la possibilité de financer le lancement d’une activité économique en faisant appel à la collecte privée de fonds.
Zaïr BEZGHICHE

Production Collaborative définition

Notre économie de marché continue à s’appuyer sur la spécialisation du travail et des schémas d’organisation centralisées  de notre première révolution industrielle. L’économie collaborative bouleverse ces anciens modes de production.

En effet, la production de biens et de services est d’avantage soutenue par la coopération de créateurs de valeurs économiques portés par une organisation distribuée. Cette dernière facilite le travail collaboratif car elle est dotée de méthodes et d’outils qui fédèrent toute une une communauté.  Le numérique rend ces fonctionnalités d’avantage ouvertes à chacun d’entre nous. Ces connaissances et ces savoirs-faire sont donc partagés par un nombre croissant d’acteurs.
Par conséquent, concevoir un nouveau produit, réaliser un prototype ou lancer une fabrication à grande échelle n’est plus réservé à quelques industriels capitalisant sur la possession et le secret.
Au contraire, le partage de la connaissance, l’échange d’idées, la mise en place de groupes de travail, la participation active des membres d’une communauté confère une agilité et une souplesse économique rendant la production très compétitive.
Voici quelques exemples de collaboration proposés par des médiateurs :
La production collaborative
Les Fab Labs sont un réseau mondial de laboratoires locaux, qui rendent possible l’invention en ouvrant aux individus l’accès à des outils de fabrication numérique.

Les FabLab
Phone Bloks : Des smartphones, des tablettes ou des caméras vidéos à fabriquer soi-même comme un jeu de LEGO.

Phone Bloks
Ping Base : De l’innovation numérique à l’innovation sociale, PiNG cultive le croisement des publics tout en défendant les valeurs de la culture libre.

Ping

Zaïr BEZGHICHE