Economie Collaborative Définition

L’économie collaborative définit les nouvelles possibilités d’échanges issue de l’appropriation du numérique par un nombre croissant d’acteurs économiques comme les consommateurs, les entreprises ou les services publics. 

En effet, cette économique est la conséquence concrète des facilités d’accès à l’information offertes par nos smartphones, la standardisation du numérique et par l’économie de marché qui, paradoxalement, en accélèrent l’avènement.
Cette nouvelle liberté acquise par chacun d’entre nous permet de revisiter nos fondamentaux sociaux, culturels et économiques car elle nous facilite la collaboration avec les autres.
Nous pouvons d’avantage échanger, acheter, construire ou entreprendre en s’appuyant sur nos communautés respectives. Ces nouveaux comportements favorisent le partage d’information qui, in fine, facilitent le partage de biens et de services. Il impact notre rapport à la possession en privilégiant, d’abord pour des raisons économiques, l’usage et la ré-utilisation au détriment de l’acquisition et du renouvellement.
La question n’est plus de savoir si l’économie collaborative se substituera à l’économie de marché, mais c’est plutôt de savoir « quand ».
Pour être compétitif, nos entreprises se précipitent, à pas accélérés, sur la digitalisation des processus métier, suivis de près par les services publics.
En réalité, les jeux sont déjà faits et l’équation est très simple. Plus nos sociétés se numérisent, plus le pouvoir d’agir des individus augmente.
Par conséquent, la consolidation de l’économie collaborative se fera de façon mécanique.
C’est pourquoi, nous assisterons d’avantage à l’élimination des intermédiaires économiques, des médias traditionnels ou des entreprises qui produisent une trop faible valeur ajoutée.
Portés par le numérique, les concepts de transparence et de traçabilité deviendront d’avantage incontournables.
De plus, nous sommes de plus en plus nombreux à nous réapproprier les finalités mêmes de l’économie comme la recherche du bien-être individuel, le respect de notre biosphère et la prise de conscience globale de notre interdépendance.
Tôt ou tard, cette mutation accélérée diminuera la taille des acteurs économiques à une échelle individuelle. Elle finira par faire émerger seulement deux types d’acteurs économiques possibles : le créateur de valeur et le médiateur.
Pour le premier, c’est la conséquence direct de la numérisation du poste de travail qui libère les savoirs-faire pour mieux se les approprier et ainsi mieux les partager, les échanger et les faire valoir.
Pour le second, c’est l’orchestration et la diffusion de ces savoirs-faire.  Le médiateur construit une chaîne de création de valeur en mettant en scène les processus métier incarnés par les créateurs.
La création de valeur et la médiation risquent de devenir les seuls piliers durables de notre économie.
Ces nouveaux comportements commencent à proposer des schémas d’interactions inédits, par exemple :
  • Consommation collaborative, c’est l’échange de biens ou de services entre particuliers comme le troc, le covoiturage, le tourisme collaboratif ou l’échange de savoirs-faire.   
  • Achats collaboratifs, c’est le fait de se mettre à plusieurs pour regrouper ses achats et ainsi de bénéficier une réduction des prix à titre individuel.
  • Production collaborative, c’est la capacité offerte à chacun d’entre nous de créer, de désigner et de produire des biens et des services. 
  • Édition collaborative, c’est la capacité d’auto-éditer directement des livres, des revues ou des nouvelles sans passer par les intermédiaires classiques. 
  • Entrepreneuriat collaboratif, c’est la possibilité de mettre sur le marché des produits ou des services sans nécessairement créer une entreprise.
  • Pré-vente collaborative, c’est la faculté de vendre par avance un produit avant sa mise sur le marché pour en facilité le financement.   
  • Financement collaboratif, c’est la possibilité de financer le lancement d’une activité économique en faisant appel à la collecte privée de fonds.
Zaïr BEZGHICHE

L’information fait sa révolution

Comment le numérique bouleverse et transforme nos organisations pour faire émerger des acteurs économiques à échelle humaine.


« Il est illusoire de croire que la finalité de notre économie est le bien être de chacun d’entre nous et de compter sur l’auto-régulation pour atteindre cet objectif. »

Pourquoi le numérique modifie-t-il nos modes de vie ? Quel avenir pour notre économie ? Qu’est-ce que l’information ? Qu’est-ce que l’économie collaborative ?

Au gré de cet ouvrage original et agréable, Zaïr Bezghiche nous convie à un vrai voyage au cœur de l’information pour analyser la source des bouleversements économiques, sociaux et culturels que nous vivons. Il nous communique sa passion, son espoir contagieux et une image de l’information comme d’un véhicule capable d’accompagner notre empathie, notre humanité et notre bienveillance. Il nous invite à rendre prévisible notre devenir économique et libérer nos capacités d’action. 

De l’analyse à la pratique, l’auteur nous propose des guides concrets et pragmatiques pour nous présenter de nouvelles voies pour la création de valeur économique.

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Chap V- Conseils pratiques

Une révolution réussie est une révolution qui élargit et pérennise les acquis pour la majorité de la population. Pour asservir la révolution de l’information à nos besoins, nous pouvons rapporter la création de valeur et la médiation économique à notre échelle. Nous évoquerons comment libérer notre énergie et nos capacités d’expression. Nous verrons comment créer du contenu qualifié et orchestrer notre information et celle des autres.

« Nous pourrions trouver mille et une raisons de ne pas faire les choses et attendre qu’un messie vienne nous servir la soupe. Pourtant, la seule personne capable de le faire c’est soi-même.  C’est le point de départ à toutes les réponses possibles.
Pourquoi ne pas se poser au centre de tout ?  […] En répondant à nos propres questions et à nos propres aspirations, nous investissons sur nous-mêmes avec l’objectif d’étendre notre champ de vision, d’augmenter nos capacités d’action et de faire grandir le socle qui nous soutient. »

L’Identité numérique
« En revanche, d’autres entreprises sont conscientes des conséquences de la mutation numérique sur leur avenir économique. Elles réagissent en adaptant leur organisation autour de la créativité de leur personnel ainsi que de la médiation de leur information et de leur processus. Elles décloisonnent, elles décentralisent les circuits décisionnels, elles éliminent l’empilement hiérarchique. Les conditions de travail sont construites en respectant le bien-être de leur personnel, elles transforment l’information dynamique en un véritable capital. »

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Chap IV- Quelle économie pour demain ?

À la manière d’un fil d’Ariane nous allons suivre l’information et sa mécanique pour explorer le devenir possible de notre économie et essayer de la rendre prévisible. […] Nous verrons de quelle manière notre simulation transformera les acteurs économiques et comment elle influencera nos modes de vie.[…] Il est une passerelle interactive entre les hommes […] en ouvrant de nouvelles pistes notamment sur la création de valeur économique. Le numérique n’est pas bon ou mauvais, il se contente d’amplifier et d’accélérer nos bonnes et nos mauvaises décisions. Il rend visible nos carences et nos incompétences. Il transcende notre intelligence et notre bienveillance.

« Le numérique est une chance, c’est une véritable opportunité que nous pouvons saisir. […]  Il nous permet de nous voir dans notre globalité. Nous percevons bien que l’individualisme, le « chacun pour soi » et la cupidité sont des motivations à court terme qui desservent notre cause commune. Dans le même temps, nous nous demandons comment concilier nos intérêts particuliers avec l’intérêt général, comment trouver les bons équilibres. […]
C’est exactement ce que nous propose le numérique. Nous pouvons nous saisir du pouvoir immense qu’il nous tend. Il nous permet de redevenir acteur de nos ambitions, de nos principes et de nos valeurs. « 

La transition économique
« Notre modèle de prospective économique devra prendre en compte les contraintes qui pèsent aujourd’hui sur notre économie. Nous verrons comment ces dernières nous entraînent irrémédiablement vers la virtualisation progressive des entreprises, l’élimination de la publicité de masse ainsi que de la quasi-totalité des intermédiaires. Nous verrons comment, cette mécanique est paradoxalement l’un des aboutissements de la recherche de compétitivité unitaire et concurrentielle des entreprises. »
[…]

« Le numérique facilite l’émergence de nouvelles collaborations économiques comme les comparateurs de prix, les achats groupés, les prêts entre particuliers, l’échange ou le partage de biens. Il facilite également la mutation vers l’économie de fonctionnalités en accélérant le passage de la propriété à l’usage. […]
[…] Une plus grande indépendance du consommateur aurait pour effet de favoriser les interactions directes avec les producteurs ou les fournisseurs en éliminant progressivement les intermédiaires.
Le système d’information personnel des consommateurs accélérerait davantage ces mutations. Ils participeraient à terme à la création de biens ou de services pour répondre au plus près à leurs propres besoins. »
[…]

« A chaque fois que nous produisons un travail, nous créons de la valeur. Cette dernière peut être de type économique, sociale, culturelle ou tout simplement à caractère humain. Elle est majoritairement inscrite dans un œuvre commune. Cependant, elle est quantifiée individuellement et de façon systématique.
L’heure est l’unité de temps de la création de valeur. Elle est calculée en fonction de l’expertise nécessaire à effectuer un travail donné. Cette expertise est déterminée en fonction du niveau de formation, de l’expérience acquise et de des indicateurs issus de l’école métier. Le coût horaire est encadré par une valeur minimum et une valeur maximum. »

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Chap III – L’Information

Avant de projeter les orientations possibles de notre devenir économique, nous allons faire l’autopsie de l’information. Nous verrons comment elle est conçue, produite et diffusée. Nous analyserons les lois qui la régissent pour comprendre son immense influence sur notre vie quotidienne.

« Nous pouvons émettre l’hypothèse que notre réalité, ce qui nous apparaît comme tangible, n’est que le résultat d’interactions. Ces dernières font apparaître des objets qui nous semblent solides et immuables et qui possèdent des propriétés dynamiques et émergentes à l’échelle de l’observateur, comme si la nature sculptait le vide pour nous donner l’illusion du temps, de l’espace ou de la matière. »
[…]

« Nous pouvons également émettre l’hypothèse que l’information concoure à créer de l’ordre au sein d’un système qui concoure à créer du désordre. Autrement dit, l’entropie négative produite par l’information rend accessible l’entropie d’un système complexe.
De l’atome aux organisations humaines, l’interaction semble en être le facteur commun. Ces interactions peuvent être rapportées aux échanges d’information et c’est en particulier le cas des organisations économiques. »
[…]

« Ainsi, les hommes et les machines créent sans cesse de l’information. Elle est ensuite transformée, enrichie et qualifiée. Par exemple, lorsque nous attribuons un « j’aime », sur un message à travers nos réseaux sociaux, nous donnons un bonus à une information donnée. C’est le cas également lorsque nous utilisons un moteur de recherche. Plus la demande est répétée par un nombre croissant d’utilisateurs, plus le mot ou la séquence de mots représentant notre recherche est bonifiée.
En d’autres termes, les hommes et les machines forment un écosystème dont l’actrice principale est l’information. Plus elle est bonifiée, plus elle est sélectionnée et plus sa durée de vie est longue. « 

L’intelligence Collective

« Pour certains, le vingtième siècle a offert à l’intelligence collective un véritable véhicule, le numérique. Il restera le siècle d’une découverte majeure pour l’humanité.
Le numérique est l’extension de notre façon de voir les choses. Lorsque nous concevions la matrice de l’information, nous sollicitions notre imagination la plus fertile jusqu’à l’élargir à tout ce que nous étions incapables d’imaginer. Cependant, tout ce qui dépasse notre imagination restera par définition inaccessible. Sauf si le numérique nous le rend tangible.
Ainsi, l’intelligence collective nous enrichit en développant le périmètre des possibles. Nos frontières s’élargissent, et, à leur tour, étendent les capacités du numérique pour transformer l’intelligence collective en intelligence collaborative. C’est un cercle vertueux. »

Pédagogie collaborative
« La capacité à créer de l’information et à orchestrer celle des autres devrait être au centre de toutes les préoccupations pédagogiques.
Pour répondre à ces enjeux, nous pourrions articuler notre pédagogie de la connaissance en trois grandes phases : l’école primaire, l’école sociétale et l’école métier. »

Escalavage Numérique
« L’un des plus dramatiques d’entre eux est l’esclavage. […]
Fort heureusement, cette pratique est abolie dans la quasi totalité des pays du monde. Cependant, lorsque nous étendons cette définition à l’information, nous pouvons écrire : « l’esclavage numérique est la condition des données d’un individu privé de sa liberté d’action numérique, qui deviennent la propriété exploitable et négociable comme un bien matériel, d’une autre personne. »
L’esclavage numérique est la violation flagrante de nos libertés individuelles et de nos droits. Cette pratique est en cours dans la quasi totalité des pays du monde. « 

Le système d’information personnel
« Tous les freins à la manipulation de notre information personnelle ou professionnelle doivent être proscrits.[…]
C’est pourquoi, il est préférable d’inverser la problématique en permettant à chaque citoyen de construire et de maîtriser son réseau d’information. Le système d’information personnel apporte une réponse à l’esclavage et à l’insécurité numérique.[…]
Ceci est également valable pour les entreprises. »

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Chap II- L’Economie

L’économie est la première organisation humaine à subir les coups de boutoirs du numérique. En décrivant les principaux acteurs économiques à travers leur rapport à l’information, nous analyserons leurs champs d’action et leurs limites. En isolant certains de leurs comportements, nous essayerons de saisir l’origine de leurs contraintes.

« L’économie est un système complexe. Les hommes, les ressources naturelles, les entreprises et les pouvoirs publics interagissent. Certaines de ces interactions ont des conséquences strictement locales, limitées à un nombre restreint d’acteurs. D’autres ont des conséquences globales et contraignent fortement tout le système. Elles sont d’ordre systémique en nous imposant une compréhension du système dans son ensemble. « 
[…]
L’entreprise
« Le système d’information porte la cartographie de l’entreprise. Les logiciels agencent l’information produite par les salariés à travers les ordinateurs, les machines ou les robots, connectés en réseau. Le système d’information de l’entreprise est l’outil majoritairement utilisé pour augmenter le chiffre d’affaire et réduire les coûts. Plus le savoir-faire est numérisé, plus la marge de manœuvre pour augmenter la performance économique de l’entreprise est grande. »
[…]

Le salarié
« Ce qui prime pour l’entreprise est l’adéquation entre le savoir-faire du salarié et les besoins du poste de travail. Néanmoins, l’intégration à la création de valeur du coût global de ce savoir-faire, incluant les impôts et les taxes, reste déterminant.
Le bonheur ou les ambitions du salarié ne sont pas des variables économiques. La réglementation rend les conditions de travail humainement acceptables avec la culture d’entreprise et la politique managériale pour gérer les ressources humaines. »

[…]
« Pour ceux qui ont un emploi, la compétitivité et les conséquences de la numérisation deviennent anxiogènes. L’entreprise et son marché deviennent davantage exigeants. Les conduites du changement et l’accompagnement managérial ne sont pas toujours suffisamment efficaces.
Pour les demandeurs d’emploi, nous exigeons un savoir-faire toujours plus pointu pour couvrir plus de fonctionnalités. La barrière à l’entrée devient difficile pour une part croissante de la population active. »
[…]
« Pour la majorité d’entre nous, le poste de travail se présente, de plus en plus, comme un accès au système d’information de l’entreprise. Que ce soit via le pupitre d’une machine outil, d’un ordinateur individuel ou d’une caisse enregistreuse nous percevons le numérique comme une extension de notre savoir-faire et une unité de mesure de notre propre performance.
Dans le même temps, l’ergonomie offerte par l’internet et nos smartphones, nous familiarise avec des expériences utilisateurs plus simples et mieux adaptées. Par conséquent, le système d’information de l’entreprise est mis en compétition avec ces facilités offertes par l’extérieur. « 
Le consommateur
« Nous sommes le marché. Le point de départ d’une longue chaîne d’événements. C’est pour ces raisons que nous sommes sondés, scrutés, analysés, numérisés, catalogués, segmentés. Les entreprises cherchent à vendre et à anticiper nos besoins et nos usages pour pouvoir orienter leurs innovations et amortir leurs investissements. Plus elles disposent d’informations fiables nous concernant, mieux elles peuvent prédire nos besoins et qualifier le risque d’échec de la mise sur le marché d’un nouveau produit ou d’un nouveau service. »

« En parallèle, certaines entreprises se sont spécialisées dans le commerce de nos informations.[…]
Bref, nous avons fait un deal implicite avec ces avantages et ces inconvénients. En sommes et en paraphrasant un slogan connu : « si c’est gratuit, vous êtes le produit ». »

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Édition collaborative définition

L’économie collaborative rend la création et l’édition d’un livre ou d’un reportage vidéo accessible à chacun d’entre nous. Aujourd’hui, l’édition emprunte des chemins, toujours plus direct, entre le lecteur et l’auteur au détriment des intermédiaires comme les éditeurs, les libraires ou la grande distribution.

C’est une invitation à plus d’expression individuelle. La médiation devient une action nécessaire pour exister dans le monde numérique et par conséquent dans l’économie de demain.
Écrire un livre ou réaliser un reportage pour raconter une histoire, partager ses centres d’intérêts ou promouvoir ses idées à destination de sa communauté n’est que le prolongement naturel des facilités offertes par le numérique.
L’édition prendra d’avantage d’importance pour soutenir nos interactions sociales, culturelles ou économiques.
Certains médiateurs se sont spécialisés dans l’édition et accompagnent les processus spécifiques au métier comme le financement collaboratif, la promotion et le soutien à la diffusion.
L’édition collaborative
Bookly : L’objectif de Bookly Editions est de donner une chance à tous les auteurs de se faire éditer.

Bookly
SourceFabric : BookType est un projet de Sourcefabric, qui n’en est pas dans son coup d’essai concernant les plateformes collaboratives, puisqu’à l’origine de projets comme Newscoop, Airtime ou Booki, qui compte de nombreux auteurs et permet de créer des livres gratuits

Book Type
FramaBook : De par leur licence libre, les Framabooks s’inscrivent dans cette culture des biens communs qui, à l’instar de Wikipédia, favorise la création, le partage, la diffusion et l’appropriation collective de la connaissance.

FramaBook

Zaïr BEZGHICHE

Consommation collaborative définition

L’économie collaborative revisite les finalités de notre économie à la lumière des facilités offertes par le numérique. C’est pourquoi, l’autonomie croissante du consommateur lui permet d’envisager de nouvelles formes d’échanges en libérant d’avantage sa capacité à collaborer avec les autres.

De plus, ces nouvelles expériences de consommation revalorisent pleinement l’échange économique qui est avant tout une justification du lien social basé sur la confiance entre les individus. L’économie de marché devra évoluer pour ne pas se laisser distancer.


Nous constatons l’émergence de nouveaux comportements comme l’échange de savoir faire entre particulier. Certains échangent une heure de repassage contre une heure de formation en informatique. C’est la principale raison d’être d’un médiateur comme l’Accorderie.
Un autre exemple est le covoiturage. Les propriétaire de véhicules peuvent :

  • soit le partager avec leurs collègues afin de réduire les coûts de transport pour se rendre sur leur lieu de travail commun,
  • soit le louer à l’heure ou la journée aux particuliers contre une rémunération.

Voici quelques exemples de collaboration proposés par des médiateurs du WEB:

Alimentation
Troc Légumes : Site gratuit de petites annonces entre particuliers pour échanger, vendre ou trouver des bons produits, fruits et légumes du jardin à deux pas de chez vous.

Troc Légumes

Troc Alimentaire : L’avantage du troc de nourriture est profitable aux régions dites rurales car l’accès aux jardins et aux parcelles de terre y est plus facile mais bon nombre de jardins fleurissent aussi dans nos villes.

Troc Alimentaire
Partage ton frigo : En se connectant, ces machines domestiques deviennent de véritables armes de l’anti-gaspillage. Pour ce faire ils ont besoin de votre aide, la chasse au frigo s’ouvre durant tout l’été, à vous de jouer !

Partager le Frigo

La maison
Costockage est un site de location de garage, box et cave entre particuliers pour un stockage près de chez soi, simple, sûr et 50% moins cher.

Stockage partagé
Couch Surfing : Dans presque plus de 200 pays, des habitants proposent aux visiteurs de passage de les loger dans la chambre d’amis, un bout de canapé, ou encore sur un bout de moquette.

Canapés

Echange Definitif : Le troc définitif de maisons s’impose pour certains comme un bon compromis. Cette pratique encore méconnue offre plusieurs avantages.

Changer de maison

Les Transports
Drivy : Pour louer votre propre voiture lorsque vous ne l’utilisez pas, ou partir en week-end avec l’auto d’un voisin.

Drivy
OuiCar propose aujourd’hui un service complet de location de voitures entre particuliers complètement sécurisé et assuré tous risques

OuiCar
Une Voiture à Louer: Louer une voiture à un particulier pour une journée ou plus en vous inscrivant en ligne.

Voiture à louer

Le quartier
L’Accorderie : Une Accorderie développe, par l’échange de services et la coopération, les conditions d’une amélioration réelle, et au quotidien, de la qualité de vie de tous ses membres, les Accordeurs.

Accorderie

Selidaire: L’association propose de informations sur l’histoire et les principes des systèmes d’échange locaux (SEL)

SEL
La Machine Du Voisin met gratuitement en relation les personnes cherchant à faire leur lessive et celles souhaitant partager leur machine à laver.

La machine du voisin

Le tourisme
BedyCasa : Chambres à louer chez l’habitant à travers le Monde !

BedyCasa
TripnCo est une plateforme collaborative qui permet de trouver un voyage proposé par un partenaire TripnCo ou par les membres eux-même

TripnCo
TrocMaison est un site qui propose de vivre comme des habitants du pays, loin des sentiers battus du tourisme. De cesser d’être des touristes ordinaires.

TrocMaison
Zaïr BEZGHICHE

Production Collaborative définition

Notre économie de marché continue à s’appuyer sur la spécialisation du travail et des schémas d’organisation centralisées  de notre première révolution industrielle. L’économie collaborative bouleverse ces anciens modes de production.

En effet, la production de biens et de services est d’avantage soutenue par la coopération de créateurs de valeurs économiques portés par une organisation distribuée. Cette dernière facilite le travail collaboratif car elle est dotée de méthodes et d’outils qui fédèrent toute une une communauté.  Le numérique rend ces fonctionnalités d’avantage ouvertes à chacun d’entre nous. Ces connaissances et ces savoirs-faire sont donc partagés par un nombre croissant d’acteurs.
Par conséquent, concevoir un nouveau produit, réaliser un prototype ou lancer une fabrication à grande échelle n’est plus réservé à quelques industriels capitalisant sur la possession et le secret.
Au contraire, le partage de la connaissance, l’échange d’idées, la mise en place de groupes de travail, la participation active des membres d’une communauté confère une agilité et une souplesse économique rendant la production très compétitive.
Voici quelques exemples de collaboration proposés par des médiateurs :
La production collaborative
Les Fab Labs sont un réseau mondial de laboratoires locaux, qui rendent possible l’invention en ouvrant aux individus l’accès à des outils de fabrication numérique.

Les FabLab
Phone Bloks : Des smartphones, des tablettes ou des caméras vidéos à fabriquer soi-même comme un jeu de LEGO.

Phone Bloks
Ping Base : De l’innovation numérique à l’innovation sociale, PiNG cultive le croisement des publics tout en défendant les valeurs de la culture libre.

Ping

Zaïr BEZGHICHE

Achats collaboratifs définition

Le numérique fait émerger une nouvelle économie : l’économie collaborative. Elle redessine notre façon d’acheter et notre rapport avec les fournisseurs et les intermédiaires.

Ces nouvelles marges de manœuvre permettent à chacun d’entre nous de se regrouper pour effectuer nos achats et ainsi bénéficier d’une remise financière significative.

Des médiateurs spécialisés facilitent ces regroupements d’acheteurs. Ils prennent en charge la qualification des fournisseurs, le processus de paiement ainsi que la chaîne logistique. 

De plus, ils mettent en place une dynamique pour augmenter le nombre de co-acheteurs pour que les prix baissent d’avantage.   
Néanmoins, nous devons rester vigilants sur la réalité économique ne nos comportements.
En effet, le principe consiste à éliminer les intermédiaires à faible valeur ajoutée ou ceux qui monopolisent les marges bénéficiaires comme, par exemple, la grande distribution.   
En revanche, nous devons trouver un équilibre pour que les créateurs de valeur ou les producteurs de premier niveau puissent conserver des marges bénéficiaires suffisantes afin de leur permettre de continuer à nous offrir leur meilleur qualité/prix. C’est également l’occasion de mieux les connaître, de créer des relations et de découvrir leurs univers. 
En réalité, la transparence et la traçabilité accompagnent ces nouveaux modes économiques et c’est, bien entendu, valable pour chacun d’entre nous.
Voici quelques exemples de collaboration proposés par des médiateurs du WEB:
Les achats collaboratifs ou les achats groupés
Les AMAP – Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne – sont destinées à favoriser l’agriculture paysanne et biologique qui a du mal à subsister face à l’agro-industrie.

AMAP
Le Réseau Cocagne met tout en ouvre pour développer et animer le réseau des Jardins de Cocagne, essaimer de nouveaux projets, consolider, mutualiser, capitaliser, communiquer, promouvoir les Jardins et professionnaliser les équipes d’encadrement.

COCAGNE
La Ruche qui dit Oui ! permet de vous réunir pour acheter directement aux producteurs de votre région.

La ruche